Chenille processionnaire du pin : vigilance renforcée autour de Lézardrieux (Côtes-d’Armor)
Chenille processionnaire du pin : une présence confirmée à Lézardrieux
La
chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa) poursuit son implantation dans les
Côtes-d’Armor. Selon une information récemment relayée par la
presse locale, plusieurs
nids ont été repérés dans des jardins situés le long du Trieux, notamment sur la commune de
Lézardrieux.
Ces signalements confirment que ce nuisible ne concerne plus uniquement les zones forestières, mais touche désormais des
espaces habités et fréquentés.
Pourquoi cette situation mérite une attention particulière ?
La période actuelle correspond à une phase sensible du cycle biologique de la chenille processionnaire. Avec la douceur des températures hivernales, les chenilles peuvent entamer plus tôt leur descente en procession vers le sol.
Cette étape est la plus problématique sur le plan sanitaire.
Des risques bien réels pour les habitants et les animaux
Les poils urticants libérés par les chenilles sont microscopiques, volatils et très persistants. Ils peuvent provoquer :
- des démangeaisons et irritations cutanées,
- des atteintes oculaires,
- des troubles respiratoires,
- des accidents graves chez les chiens et les chats.
Dans les secteurs du Trieux, de Lézardrieux et plus largement des Côtes-d’Armor, la vigilance est donc indispensable, en particulier à proximité des jardins, écoles, chemins de promenade et zones résidentielles.
Prévention et gestion : agir avant la procession
Face à cette progression, la gestion préventive reste la solution la plus efficace.
Le repérage des nids, le
retrait sécurisé des cocons, ainsi que l’installation de
dispositifs adaptés comme les colliers Écopiège®, permettent de limiter les risques sans recourir systématiquement à des traitements chimiques.
👉 La chenille processionnaire du pin est désormais une réalité locale dans les Côtes-d’Armor. Une intervention anticipée, raisonnée et professionnelle est aujourd’hui essentielle pour protéger durablement les personnes, les animaux et l’environnement.
1️⃣ Qu’est-ce que la chenille processionnaire du pin ?
La chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa) est un insecte ravageur dont les larves se développent dans des nids soyeux visibles dans les pins. Elle est présente dans de nombreuses communes des Côtes-d’Armor et progresse vers les zones habitées.
2️⃣ Pourquoi la chenille processionnaire est-elle dangereuse ?
Les chenilles possèdent des poils urticants très volatils pouvant provoquer des réactions cutanées, oculaires ou respiratoires chez l’humain.
Chez les chiens et les chats, le contact peut entraîner des lésions graves, parfois irréversibles.
3️⃣ À quelle période faut-il être le plus vigilant ?
La vigilance est maximale :
- en hiver : présence des nids dans les arbres,
- au début du printemps : descente des chenilles en procession vers le sol.
C’est durant cette phase que les risques sanitaires sont les plus élevés.
Cependant, il est à noter qu'un vieux cocon, sans chenille, est rempli de poils toujours urticants
4️⃣ Existe-t-il une obligation de gestion de la chenille processionnaire ?
Oui. Dans les Côtes-d’Armor, la chenille processionnaire est considérée comme un enjeu de santé publique.
Un arrêté préfectoral définissant ces obligations est disponible, notament sur le site:
https://fredon-bretagne.com/
5️⃣ Quelles sont les solutions efficaces pour limiter les risques ?
La gestion repose sur une approche combinée :
- échenillage mécanique des nids,
- pose de colliers Écopiège®
- piéage des papillons adultes
- solutions naturelles favorisant les prédateurs (nichoirs à mésanges)
Ces méthodes permettent de réduire fortement la population sans aggraver les risques pour l’environnement.
6️⃣ Quelle est la meilleure solution de prévention à long terme ?
La solution préventive la plus efficace et encore peu connue du grand public est le traitement de biocontrôle au BTK (Bacillus thuringiensis kurstaki).
👉 Appliqué à l’automne (septembre), ce traitement biologique agit spécifiquement sur les jeunes chenilles, avant la formation des nids.










